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Sclérose en plaques [ S.E.P ou M.S ]

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 ~ Voici les dernières nouvelles à ce sujet ~

Nouvelle piste thérapeutique dans la myélinisation des neurones

© Inserm, C. Fumat

 

Contexte

Une équipe Inserm vient de démontrer que le récepteur aux oxystérols est impliqué dans la myélinisation des neurones. Cette découverte ouvre la voie à de nouveaux traitements contre des maladies démyélinisantes du système nerveux central, en particulier la sclérose en plaques.


La myéline est une gaine isolante externe qui entoure les neurones, composée de protéines et de lipides. Elle est essentielle à la transmission des signaux nerveux et son altération est l’origine de maladies comme la sclérose en plaques. Une équipe Inserm* qui travaille sur le récepteur LXR depuis plusieurs années, vient de montrer que ce récepteur est indispensable à la myélinisation correcte des neurones et donc à leur bon fonctionnement.


Le LXR est un récepteur présent dans le noyau de certaines cellules. Il est activé suite à la fixation d’oxystérols, issus de l’oxydation du cholestérol. Initialement découvert dans le foie où il joue un rôle dans la régulation du métabolisme, LXR est également présent sous deux formes, LXRa et LXRß, dans les cellules qui produisent la myéline : les oligodendrocytes. Par ailleurs, lorsque leur concentration est anormale, les oxystérols sont associés à des maladies démyelinisantes ou neurodégénératives telles que les maladies de Parkinson ou d’Alzheimer. Tous ces éléments ont suffisamment intrigué les chercheurs pour qu’ils testent le rôle de LXR dans la myélinisation des neurones du système nerveux central.


Une implication directe dans la myélinisation

La sclérose en plaques. La myéline s’enroule autour des neurones pour constituer une gaine. Cette dernière sert à isoler et à protéger les fibres nerveuses, comme le fait le plastique autour des fils électriques. Elle joue aussi un rôle dans la vitesse de propagation de l’influx nerveux transportant l’information le long des neurones.

J'ai longuement hésité avant de publier cet article... Attention de ne pas y porter trop d'espoir en attendant les résultats (trop beaux pour être vrais?!), mais c'est quand même une put*in de bonne nouvelle pour la recherche.

 

 

  • Il s'agit d'un article relayé par le site des Echos.be : prenez le temps de le lire... En cliquant sur la vignette "2016", vous serez redirigé vers le site américain qui rassemble les essais cliniques en cours. 2016 étant la date à laquelle les résultats de l'étude SCLEROLYM pivot I,II seront publiés.


  • Attention au language utilisé qui est donc belge : les mots changent un peu (mais pas le sens)


A la veille du miracle (il faudra attendre quelques années quand même...)


L’essai clinique est sur le point de débuter. En juin. Un seul patient. L’enjeu est énorme. Une maladie réputée incurable pourrait être soignée. Et un vaccin serait possible. Le professeur Jean-Marie Saint-Remy, fondateur de la spin-off ImCyse, est à la veille d’une consécration. Il aura bientôt vaincu la sclérose en plaques.

 

Un premier patient, pour un essai clinique aussi crucial qu’une thérapie qui guérirait définitivement la sclérose en plaques, ça paraît peu. Mais le défi est gigantesque, et ne peut attendre l’arrivée des futurs patients annoncés.


On imagine la pression. D’abord pour le patient (ou la patiente) en question, qui n’a pas souhaité livrer son témoignage ici. À quoi bon s’exposer maintenant dans la presse? Aussi prometteuse que soit l’expérience, il n’y a pas encore à se vanter d’une victoire, avant qu’ait eu lieu le combat. Mieux vaut arriver avec la bonne nouvelle d’une réussite, d’une guérison!


La première injection du traitement proprement dit aura lieu dans moins d’un mois, en juin. L’heure est à la concentration, aux préparatifs finaux, à la prière…

Et on imagine aussi la pression pour le corps médical qui l’entoure, le médecin de ce (cette) patient(e), le professeur Vincent Van Pesch, neurologue aux cliniques universitaires Saint-Luc. Et surtout pour un autre professeur, Jean-Marie Saint-Remy, celui par qui tout est devenu possible, l’homme de science qui a mis la thérapie au point, avec son équipe d’une petite quinzaine de chercheurs. Nous le retrouvons au bio-incubateur de la KUL, dans les locaux d’ImCyse, la société qu’il a fondée en juillet 2010. ImCyse est aussi installé au Giga du Sart Tilman à Liège. Wallonie, Flandre, Bruxelles, … les trois régions sont impliquées.

On en parle un peu dans la presse

 

Bras de fer autour du prix du Sativex


Laboratoire et autorités n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le prix de ce médicament à base de cannabis, plus d'un an après l'obtention d'une autorisation dans le cadre de la sclérose en plaques.


Plus d'un an après avoir obtenu son autorisation de mise sur le marché, le Sativex, médicament dérivé du cannabis, n'est toujours pas disponible. Pourtant, en janvier 2014, le ministère de la Santé s'empressait d'annoncer par communiqué que ce médicament pourrait être délivré aux patients atteints de sclérose en plaques, pour atténuer certaines raideurs musculaires. Depuis, le laboratoire Almirall, qui commercialise le Sativex, est entré en négociation avec le comité économique du médicament (CEPS) pour obtenir son prix.


Aujourd'hui, le laboratoire se dit très inquiet de l'évolution du dossier. «Sans arbitrage politique, les patients français souffrant de sclérose en plaques ne bénéficieront pas de Sativex», met en garde Christophe Vandeputte, directeur général du laboratoire Almirall qui voit dans ce blocage l'action des lobbies contre le cannabis thérapeutique. Selon lui, le laboratoire demande un prix déjà inférieur de 20 % au prix pratiqué dans les autres pays européens (440 euros), mais la proposition faite par les autorités représente seulement 17 % du prix demandé. «Or les mesures de sécurité sanitaire, de traçabilité et de bon usage représentent déjà 70 % du prix que l'entreprise propose aux autorités françaises», explique Christophe Vandeputte.


Face à ce qu'il appelle une situation de blocage, le laboratoire a fait le choix, plutôt rare dans le domaine du médicament, de médiatiser le dossier. Du côté du CEPS, les négociations en cours n'ont rien d'exceptionnel. «C'est une négociation comme nous en menons des dizaines chaque année. Le premier prix proposé n'est pas toujours à la hauteur des attentes des laboratoires. Nous avons des critères pour évaluer le médicament qui sont ceux de la commission de transparence. Et l'intérêt pour la santé publique de Sativex ne nécessite pas une arrivée sur le marché urgente», déclare au Figaro le Pr Jean-Yves Fagon, vice-président de l'instance. La commission de transparence a en effet estimé en janvier 2015 que le Sativex n'apportait pas d'amélioration du service médical rendu par rapport aux traitements existants.


«C'est une avancée, mais ce n'est pas une révolution», confiait en janvier dernier le Pr Patrick Vermersch, responsable d'un service dédié à la sclérose en plaques au CHRU de Lille, et dont certains patients ont été inclus dans des études sur le Sativex. Le spécialiste précisait cependant qu'avoir un médicament supplémentaire serait très utile car le baclofène, molécule la plus fréquemment prescrite, était efficace chez un patient sur deux seulement. Tout comme le Sativex d'ailleurs: au total, on estime que 5 000 malades seraient répondeurs à cette molécule.


«Au prix demandé par le laboratoire, cela représente pour l'assurance-maladie une dépense de 10 millions d'euros par an. Ce qui n'a rien à voir avec nombre de médicaments», souligne le directeur général d'Almirall. Mais est-ce un argument suffisant pour le premier médicament à base de cannabis commercialisé en France? À suivre.

 

Un peu de recul vis à vis des piqûres d'abeilles

_Suite de l'article précédent.


_Certains sites parlent de méthode de "charlatanisme", méthodes qui font le buzz, etc : 


_Ils en parlent ici - ou là, ou encore ici (mon préféré)


_Comme bon nombre de sujets, il y a les pour et les contre, à chacun de se faire son propre opinion.



Ca faisait longtemps que l'on avait pas entendu parler des abeilles...

_Diffusé hier soir sur France3, un reportage sur l'apipuncture, avec le témoignage de Maryse Pioch, atteinte par une sclérose en plaques, et qui avec les abeilles a été guérie!!!! ,(


_Je cite l'information de France3 :

 

  • "l'accuponcture par les abeilles a vaincu sa sclérose en plaques" 
  • "Cette ancienne championne d'athlétisme a intensifié son traitement, avec jusqu'à 40 piqûres, trois fois par semaine. Au bout de deux ans, elle est finalement déclarée guérie."


_Chouette!!! Je ne savais pas que la SEP se guérissait : première nouvelle!


_Je ne remets pas en cause le venin d'abeille et ses propriétés liées à l'immunité et à l'inflammation, mais dire que l'on peut guérir de la SEP avec ça : c'est GRAVE. La sclérose en plaques est (pour l'instant) INCURABLE.

 

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  • Notez que Maryse Pioch, soit disant guérie de sa sclérose en plaques, est toujours clouée dans son fauteuil...

Biomarqueurs prometteurs de la SEP progressive secondaire mis au jour par une chercheuse boursière de la Société de la SEP


Biomarqueurs prometteurs de la SEP progressive secondaire mis au jour par une chercheuse boursière de la Société de la SEP


Contexte
De nombreuses petites molécules de l’organisme sont extrêmement sensibles à la présence de certaines maladies. Ces molécules comprennent des substances biologiques (ADN, protéines, hydrates de carbone et graisses) qui peuvent servir à dépister une maladie de façon précise et rapide ainsi qu’à mesurer la progression de celle-ci et l’effet qu’un traitement particulier aura sur elle. Ces biomarqueurs (forme abrégée de marqueurs biologiques) sont présents dans tout l’organisme humain et peuvent être détectés au moyen de l’une des techniques suivantes : analyse sanguine, examen de fragments de tissu prélevés lors d’une biopsie, étude de clichés obtenus par des techniques d’imagerie de pointe.

 

Étant donné que la sclérose en plaques (SEP) se manifeste sous plusieurs formes, il est absolument nécessaire de la caractériser (forme, degré d’intensité et évolution) au cas par cas. Le dépistage des biomarqueurs de la neurodégénérescence – processus de détérioration des neurones et des fibres nerveuses à l’origine d’incapacités irréversibles – serait très utile pour suivre la progression de la maladie et déterminer la réponse du patient à un traitement. En effet, ces substances se prêtent admirablement bien à un tel suivi, car elles fournissent une signature moléculaire qui pourrait permettre de définir le mode d’évolution de la SEP progressive. À l’aide d’une technique d’imagerie diagnostique avancée, un groupe de chercheurs, dont Erin MacMillan, titulaire d’une bourse postdoctorale de la Société de la SEP, a mis au jour des biomarqueurs de la SEP progressive secondaire. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Multiple Sclerosis Journal.

QUELLE HONTE ! (et foutage de gueule aussi)

 

// Voir le reportage à ce propos, diffusé sur ArteTV


La vente du Sativex ajournée en raison de son prix


Ce médicament, le premier en France à base de cannabis, devait arriver dans les pharmacies en début d'année, pour être prescrit aux malades atteints de la sclérose en plaques. Mais sa vente a été bloquée par le Comité économique des produits de santé, qui estime que le laboratoire Almirall espagnol qui le fabrique, en demande un prix trop élevé.


La commercialisation du Sativex, le premier médicament à base de cannabis pour soulager les douleurs des patients atteints de slérose en plaques, est pour l'instant ajournée. Il devait arriver dans les pharmacies en début d'année mais le Comité économique des Produits de Santé, chargé de fixer son prix, bloque le dossier. En cause : le prix demandé par le laboratoire Almirall est trop élevé.


C'est une mauvaise nouvelle pour les 5.000 malades français qui attendent ce médicament. Pourtant, tout semblait bien parti. En janvier 2014, le Sativex recevait son autorisation de mise sur le marché, puis la Haute autorité de santé donnait son feu vert.


Bataille sur le prix

Tout devait normalement aller très vite, puisque ce médicament est déjà commercialisé dans 17 pays. Mais il y a actuellement un bras de fer entre le laboratoire Almirall et le Comité économique des produits de santé. Les deux parties ne parviennent pas à s'accorder sur le prix de vente.

Et pourtant, le directeur général du laboratoire, Christophe Van de Putte a proposé pour la France un prix inférieur à celui pratiqué dans le reste de l'Europe.

 

  • "Je ne peux pas non plus vendre à perte"


"Ce que nous avons proposé", explique Christophe Van de Putte, "c'est 20% en dessous du prix européen. Il faut bien savoir que le Sativex, c'est un produit au statut très particulier, c'est-à-dire qu'il s'agit d'un stupéfiant qui doit être gardé au froid. Cela engendre des coûts énormes pour l'entreprise. Donc là où nous sommes dans une situation de blocage, c'est que le Comité économique me présente un prix beaucoup plus bas, pour moi c'est impossible d'un point de vue économique, ça ne couvre même pas mes frais fixes, donc je ne peux pas non plus vendre à perte !"


Le laboratoire demande maintenant un arbitrage de la Ministre de la santé, Marisol Touraine. S'il n'obtient pas gain de cause, il menace de ne pas vendre ce médicament en France.

 

Des vaisseaux lymphatiques inconnus découverts dans le cerveau

Ci-dessus, une cartographie du système lymphatique. L'image de gauche correspond à la cartographie considérée jusqu'ici comme valide, et l'image de droite est la cartographie actualisée en fonction de la découverte des chercheurs de l'Université de Virginie. Crédits : University of Virginia Health System


Contre toute attente, des vaisseaux lymphatiques ont pour la première fois été décelés dans le cerveau, alors que les scientifiques estimaient jusqu'ici qu'il en était dépourvu. Cette découverte majeure pourrait révolutionner la compréhension et le traitement des maladies neurologiques comme Alzheimer ou la sclérose en plaques.


C’est une découverte tout simplement stupéfiante, appelée à bouleverser de fond en comble les livres d’anatomie. De quoi s’agit-il ? Des chercheurs américains ont découvert l’existence de vaisseaux lymphatiques dans le cerveau, reliant ce dernier au système immunitaire. Or jusqu’ici, le cerveau était supposé… être totalement dépourvu de tels vaisseaux.


En d’autres termes, aucun « lien » anatomique direct entre le cerveau et le système immunitaire n’était connu jusqu’à ce jour.


Au-delà de la révolution que ce résultat majeur va provoquer dans nos connaissances anatomiques, c’est également la compréhension de nombreuses maladies affectant tout à la fois le système nerveux central et le système immunitaire qui devrait être considérablement améliorée par cette découverte. C’est par exemple le cas de la sclérose en plaques, cette maladie auto-immune qui affecte le système nerveux central. Ou encore la maladie d’Alzheimer, une affection neurologique dont les liens avec le système immunitaire sont très mal compris.

Dominique Farrugia parle de la sclérose en plaques

Dominique Farrugia, invité de Marc-Olivier fogiel sur RTL, le 26 mai 2015.


Le comédien Dominique Farrugia raconte son combat contre la sclérose en plaques, une maladie dont la journée mondiale a été célébrée le 27 mai 2015.


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Michèle Torr : son témoignage sur la maladie de son fils

  • // A mon + grand regret, cette émission est animée par Morandini, le spécialiste du trash //


Pour la journée mondiale de la sclérose en plaques, Michèle Torr était l'invitée du Grand journal de la santé sur Europe 1. Depuis 2007, la chanteuse se bat sans relâche aux côtés de son fils Romain Vidal atteint par la maladie.

 

Vivre la sclérose en plaques sous le regard de ses enfants

 

Un débat a réuni, le 27 mai à Paris, des parents atteints de sclérose en plaques, en quête de conseils sur la meilleure manière d’en parler avec leurs enfants.

 

Finalement, le premier témoignage, toujours le plus difficile, est venu très vite. Une main levée dans la salle et une femme d’une trentaine d’années au micro. « Ma fille a aujourd’hui 4 ans et demi et elle commence à poser des questions. Et je ne sais pas si je dois lui en parler. Elle me paraît encore si petite »…

 

Une première parole qui, d’un coup, libère toutes les autres. « J’ai deux enfants, 5 ans et 4 ans. Et je leur ai dit que j’avais une sclérose en plaques, raconte une autre mère. Le lendemain, la plus grande est revenue de l’école en me demandant si j’allais mourir. Et m’a posé plein de questions auxquelles j’ai répondu. Mais la petite de 4 ans, elle, ne veut pas en parler et elle ne pose aucune question. »

 

Comment annoncer à ses enfants que l’on est atteint d’une sclérose en plaques (SEP)?? À partir de quel âge et avec quels mots?? Et comment vivre ensuite avec cette maladie qui, d’un seul coup, devient celle de toute la famille??

 

« RECONNAÎTRE QU’ON EST FAILLIBLE »
Ces questions ont été, la semaine dernière, au cœur d’un atelier organisé à Paris dans le cadre d’une journée d’information et d’échange sur la SEP. L’occasion de parler de cette maladie neurologique évolutive et parfois très handicapante, qui touche entre 70 000 et 90 000 personnes en France. Des femmes dans les deux-tiers des cas, souvent jeunes.


Le plus souvent, en effet, le diagnostic survient entre 20 et 35 ans, à ce moment où la vie est faite de mille projets. « L’arrivée de la maladie va évidemment bouleverser beaucoup de choses au sein de la famille », explique Stéphanie Mille, psychologue au sein d’un réseau de prise en charge.

Une étude financée par la Société de la SEP permet la découverte d’une cible thérapeutique prometteuse contre l’invasion du cerveau par des immunocytes

 

 

Contexte

De nombreux types de cellules immunitaires contribueraient à l’apparition de la sclérose en plaques (SEP). Alors que le rôle de certaines de ces cellules est bien établi, celui des autres fait toujours l’objet de vifs débats. Il en est ainsi d’un groupe d’immunocytes, soit les lymphocytes T CD8+ (cellules T). Bien que ces cellules soient présentes dans les lésions de SEP, leur fonction précise – pro-inflammatoire ou immunosuppressive – demeure obscure. Des données récentes montrent qu’elles interviendraient dans le déclenchement de la SEP, mais les chercheurs tentent toujours de comprendre les mécanismes par lesquels ces cellules parviennent à franchir la barrière hémato-encéphalique (BHE) pour accéder au système nerveux central et y provoquer de l’inflammation.

 

Une équipe de l’Université de Montréal dirigée par le Dr Alexandre Prat, chercheur subventionné par la Société de la SEP, s’est demandé si une protéine présente à la surface des cellules T CD8+, appelée molécule d’adhésion cellulaire du mélanome (MCAM), ne pourrait pas faciliter le passage de ces cellules nocives dans le système nerveux central. Cette étude a été présentée dans la revue Annals of Neurology.

 

Description de l’étude
Les chercheurs se sont d’abord assuré que les cellules T CD8+ portaient bien MCAM à leur surface, à l’examen autopsique de cerveaux de personnes ayant présenté une forme cyclique (poussées-rémissions) de SEP. Ils ont également mesuré le pourcentage de cellules T CD8+ MCAM-positives dans le sang prélevé sur des personnes atteintes de SEP.

Par la suite, l’équipe a effectué des analyses de cultures cellulaires dans le but d’observer les effets de MCAM sur le comportement des cellules T CD8+. Son but était de déterminer si les cellules T CD8+ exprimant MCAM 1) traversaient plus facilement la BHE que les autres, 2) étaient toxiques pour les oligodendrocytes (cellules productrices de myéline, gaine des fibres nerveuses détériorée par la SEP) et 3) libéraient des molécules pro-inflammatoires et toxiques pour d’autres cellules.

La recherche progresse au sein de l'ICM

 

 

A l’occasion de la journée mondiale de la sclérose en plaques, ce mercredi 27 mai 2015, l’Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière fait le point sur les recherches actuellement menées par ses équipes.

 

Première cause de handicap sévère d’origine non traumatique chez les trentenaires, la sclérose en plaques (SEP) touche environ 80 000 personnes en France, plus de 540 000 de personnes en Europe et environ 2,8 millions de personnes dans le monde.

 

La SEP, une maladie auto-immune

 

Dans cette maladie inflammatoire du système nerveux central, le système immunitaire, habituellement impliqué dans la lutte contre les virus et les bactéries, s’emballe et attaque les propres éléments de l’individu.

 

Il en résulte une destruction de la gaine de myéline qui entoure les prolongements des neurones, et qui permet en temps normal d’assurer une conduction rapide de l’influx nerveux du cerveau vers les muscles. Les attaques inflammatoires répétées vont altérer le transfert des informations et entraîner des troubles moteurs, sensitifs, de l’équilibre, visuels… Plusieurs équipes de l’ICM tentent donc de comprendre les mécanismes de dé- et re-myélinisation, afin de savoir comment éviter la destruction de la myéline, mais aussi comment stimuler sa réparation.

 

2015 : un succès pour Medday


En avril 2015, MedDay, start up incubée au sein de l’ICM, a démontré l’efficacité d’une biotine contre la forme progressive de la SEP dans une étude de phase III menée sur 154 patients. Une avancée majeure, car au delà de ralentir la maladie, le traitement permet une réelle amélioration de l’état de santé de certaines personnes. Un nouveau médicament pourrait ainsi être disponible d’ici un an sur le marché.


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Quatre équipes de recherche impliquées sur la SEP

 

L’équipe de Brahim Nait Oumesnar et Anne Baron–Van Evercooren a mis en évidence le rôle bénéfique de plusieurs molécules dans la réparation de la myéline. La dernière avancée étant l’identification d’un gène pro-myélinisant, appelé Olig2. Ces découvertes pourraient jouer un rôle majeur dans le développement de thérapeutiques visant à stimuler la réparation des dommages causés par la SEP et donc à ralentir la progression de la maladie.

 

L’équipe de Catherine Lubetzki et Bruno Stankoff vient de montrer par quels mécanismes les cellules nécessaires à la fabrication de la myéline sont recrutées et activées. Cette équipe développe également un programme innovant d’imagerie en tomographie par émission de positons (PET) pour étudier la démyélinisation et remyélinisation.

 

L’équipe de Bertrand Fontaine et Sophie Nicole a identifié un ensemble de gènes associés à une prédisposition à la SEP. Les protéines codées par ces gènes sont impliquées dans la migration des lymphocytes T dans le cerveau. Or les lymphocytes T sont responsables de la destruction de la gaine de myéline et constituent une cible privilégiée des traitements actuels.

 

Enfin, en collaboration avec les chercheurs, l’équipe de Jean-Christophe Corvol au Centre d’Investigation Clinique (CIC) de l’ICM a participé à l’évaluation de trois nouveaux traitements contre la sclérose en plaque, maintenant disponibles sur le marché.



Tout le monde en parle...

 

 

L'étude santé du jour : bientôt un traitement contre la sclérose en plaques ?


Des chercheurs américains ont identifié deux médicaments existants capables de produire de la myéline, l'enveloppe qui protège les fibres nerveuses. Objectif : inverser les dommages du système nerveux central chez les patients atteints de sclérose en plaques.


C'est la deuxième cause de handicap chez les jeunes, après les accidents de la route. La sclérose en plaques touche quelque 80.000 personnes en France. Une maladie réputée incurable, dont on ignore la cause exacte.


Cette maladie s'attaque au système nerveux central (moelle épinière, cerveau) qui détruit la gaine de myéline qui entoure et protège les fibres nerveuses. Parmi les symptômes : troubles de l'équilibre, de la vision, problèmes de motricité, surtout au niveau des jambes.


Ces dernières années, de nouveaux médicaments ont fait leur apparition, notamment pour réduire la fréquence des crises et soulager les symptômes, plus ou moins efficacement. Une nouvelle parue dans Nature laisse entrevoir un nouvel espoir pour les patients.

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