fuck-ms.com

Sclérose en plaques [ S.E.P ou M.S ]

Vous êtes ici : ALD / recul de la CPAM

ALD / recul de la CPAM

Affections longue durée : la CNAM recule

[source]

La direction de l'assurance maladie revient en arrière concernant son plan d'économie pour 2009
La Caisse nationale d'assurance maladie a confirmé une information parue vendredi dans La Tribune dans laquelle elle annonce retirer de sa proposition de plan d'économies toutes les mesures concernant les affections longues durées.

Après une vive polémique, le conseil de la Cnam avait demandé jeudi à l'unanimité le retrait de ces propositions.


Le directeur de l'Union nationale des Caisses d'assurance maladie (Uncam), Frédéric van Roekeghem, avait proposé mardi un plan d'économies au gouvernement pour 2009, comportant notamment une baisse du remboursement par la Sécu de 100% à 35% des médicaments à vignette bleue (dits "de confort") pour les malades atteints d'Affections longue durée (comme le cancer, le VIH ou le diabète). Il proposait que les 65% restant soient pris en charge par les complémentaires santé. Le plan prévoyait également une révision de la liste des maladies considérées comme des Affections longue durée.

Ces malades atteints de pathologies lourdes sont 7,7 millions en France. Ils sont remboursés à 100% et M.van Roekeghem a aussi souhaité que la Sécu limite davantage l'accès à cette catégorie, attendant 250 millions d'économies au total sur ce secteur.

Le gouvernement tranchera "vers le 15 juillet" à propos d'une baisse du remboursement de certains médicaments avait déclaré la ministre de la Santé Roselyne Bachelot mardi soir sur France 2, après ces propositions du directeur de l'assurance maladie pour réduire le déficit. Mme Bachelot a affirmé que son "but est de faire en sorte que les médicaments des personnes atteintes d'affections de longue durée par un moyen ou par un autre soient pris en charge à 100%", ajoutant qu'"il n'y a pas de médicaments de confort, il y a des traitements d'accompagnement très utiles à ces malades ".

"Le directeur général de la CNAM dit simplement qu'il étudie la proposition de transférer aux mutuelles à peu près pour 250 millions d'euros de ces médicaments, c'est-à-dire 0,03%, et de les faire prendre en charge par les mutuelles complémentaires", selon Mme Bachelot. Pour elle, "il n'y a aucune raison que les mutuelles augmentent puisqu'en même temps on baisse le prix des médicaments" et "les 8% de malades qui n'ont pas de mutuelle seraient pris en charge et accompagnés". "Pour autant, c'est une proposition, elle mérite d'être étudiée avec la mutualité et les assureurs complémentaires, ce qui n'a pas été fait", avait ajouté la ministre.

Le ministre du Budget et des Comptes publics Eric Woerth avait pour sa part assuré mardi matin sur France Culture : "Il n'y aucune remise en cause du remboursement à 100% des affections longue durée".

-> Voir l'article des Echos : L'assurance-maladie préconise un plan de redressement de 3 milliards d'euros en 2009
-> Voir la liste des Affections de Longue durée (ALD) dont les traitements sont aujourd'hui remboursés à 100%
-> Voir sur le site de l'Expansion le portrait du Directeur de l'Assurance maladie : Réforme : le pilote est un libéral de choc
-> Voir aussi le site du Dr Christian Lehmann, qui était l'invité du 13h de France 2 et fait partie du collectif contre les franchises médicales


Les "franchises médicales" n'ont pas suffi
Le gouvernement a déjà mis en place des mesures censées lutter contre le déficit de la sécurité sociale, notamment les "franchises médicales": depuis le 1er janvier, les assurés sociaux doivent payer de leur poche 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, et deux euros par transport sanitaire.

Chaque catégorie de dépenses est en principe plafonnée à 50 euros (50 euros pour les médicaments, 50 euros pour les transports...) Ces franchises s'ajoutent notamment au forfait d'un euro sur chaque consultation ou acte médical déjà à la charge des assurés sociaux depuis 2004, dont le plafond est aussi de 50 euros par an.

Selon un sondage TNS-Sofres-La Tribune publié le 2 juin, 57% des Français qualifient les franchises médicales instaurées en janvier de "mauvaise chose", tandis que 71% d'entre eux estiment qu'elles ne feront pas baisser leur consommation de médicaments.



Tollé contre un projet jugé "inacceptable"
Le Conseil de la Cnam (Caisse nationale d'assurance maladie), dont le rôle est essentiellement consultatif, a demandé jeudi à l'unanimité le retrait des propositions sur les affections à longue durée.

Le Parti socialiste, pour qui "les franchises médicales imposées le 1er janvier dernier étaient bien un préambule au démantèlement de notre système de santé", a dénoncé "une logique de déremboursements massifs".

Pour le député socialiste Jack Lang, envisager de ne plus prendre en charge à 100% les médicaments des personnes en ALD est "inimaginable". "Le gouvernement est-il capable d'aller jusqu'à cette ultime mesure, qui serait une véritable décapitation de notre système de santé et qui serait pour les familles concernées (...) une source de désespérance et parfois même de ruine ?", s'était-il interrogé sur LCI. "Je ne peux pas concevoir que dans un pays qui s'appelle la France, dont la colonne vertébrale est ses services publics, on puisse s'attaquer avec cette violence à notre système de protection sociale", avait ajouté l'ancien ministre.

"On n'a pas le droit" de faire des économies de la santé, avait renchéri sur Canal+ le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot, pour qui "le trou de la Sécu ne tombe pas du ciel, il est créé politiquement". Pour résorber le déficit de l'assurance-maladie, la LCR propose d'arrêter d'exonérer les grands groupes de cotisations sociales. "Chaque année, il y a 25 milliards d'euros en exonération de cotisations sociales", a dit Olivier Besancenot qui voit dans cette somme "largement de quoi" financer le déficit de la sécurité sociale et la création de 130.000 emplois dans l'hôpital public.

La CGT a dénoncé pour sa part des propositions "inacceptables", qui s'inscrivent "dans la logique anti-sociale des franchises médicales qui imposent à des malades de payer plus cher leur santé pour financer la recherche pour d'autres malades".

Le président de la CFE-CGC Bernard Van Craeynest a estimé mardi que les propositions d'économies du directeur de la CNAM (caisse nationale d'assurance maladie) constituaient "une étape supplémentaire" du désengagement de l'Etat de la Sécurité sociale, menée "sans aucun débat". "Sans aucun débat de fonds sur un tel sujet de société, on va vers un désengagement des mécanismes de protection collective et de solidarité", a réagi Bernard Van Craeynest devant des journalistes.

Pour leur part Les Verts ont estimé, par la voix de Cécile Duflot, secrétaire nationale de leur parti, que la proposition de la CNAM vise à "attaquer à coups de canif le système de Sécurité sociale solidaire. Pour Cécile Duflot, "il ne faut pas se laisser piéger dans le débat actuel du gouvernement qui dit +trop cher+, mais s'interroger sur les causes". Les Verts citent l'exemple de la Finlande, seul pays européen où les dépenses de santé ont diminué, grâce à une prévention sur l'alimentation, notamment une réduction de sel.

RECHERCHE

AROUND THE WORLD

LANGUES