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Quelle incidence du COVID-19 sur la pathologie et la recherche ?

A l’occasion de la journée mondiale de la Sclérose en Plaques (SEP), le 30 mai 2020, cinq acteurs* mobilisés dans la lutte contre cette maladie présentent les premiers résultats d’une étude française sur l’impact du COVID-19 sur les patients atteints de SEP.

Ils alertent aussi sur la nécessité de poursuivre les projets de recherche relatifs à la SEP, et ce, malgré les forts besoins qu’engendre la crise du COVID-19. Dans le domaine de la SEP, le modèle de recherche clinique mis en place en France, est unique et regroupe tous les acteurs de terrain du territoire. Il a permis de nombreux progrès pour le quotidien des patients.

La pertinence de ce dispositif rend les données françaises incontournables dans toute étude internationale sur la SEP.
*Fondation EDMUS ; Fondation ARSEP ; Réseau de recherche clinique FCRIN4MS ; Société Francophone de la Sclérose En Plaques ; Union pour la lutte contre la Sclérose En Plaques.

Premières données de l’impact du COVID-19 sur les patients atteints de SEP

Disposer de données visant à identifier les facteurs épidémiologiques et pharmacologiques qui favoriseraient une forme sévère de COVID-19 chez les patients atteints de SEP et de neuromyélite optique* (NMO), tel est l’objectif du registre national mis en place le 17 avril. Cette initiative nationale centralise, depuis plus d’un mois, les éléments démographiques et cliniques, recueillis par les neurologues auprès de leurs patients SEP atteints de COVID-19 ou suspects de l’être.
L’analyse de ces premières données montre que les facteurs de risque de sévérité du COVID-19 chez les patients atteints de SEP ou de NMO sont :

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Éducation Thérapeutique : COVID-19 et Sclérose en Plaques (Partie 2)

Premier atelier d’éducation thérapeutique 100 % numérique pour les personnes atteintes de sclérose en plaques, NMO et autre maladie démyélinisante du Centre de Ressource et de Compétence de Nice.

Éducation Thérapeutique : COVID-19 et Sclérose en Plaques (Partie 1)

Premier atelier d’éducation thérapeutique 100 % numérique pour les personnes atteintes de sclérose en plaques, NMO et autre maladie démyélinisante du Centre de Ressource et de Compétence de Nice.

Recommandations à propos du COVID-19 pour les personnes atteintes de SEP

Actuellement, il n’existe pas de données sur la façon dont le virus du COVID-19 affecte les personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP).

Les personnes présentant une SEP et traitées par immunosuppresseurs, ou présentant une comorbidité (atteinte pulmonaire, cardiaque, ou ayant un diabète et celles âgées de plus de 70 ans), sont plus susceptibles de développer une forme sévère d’infection par le virus du COVID-19 et de souffrir de complications.

Les consignes nationales conseillées à la population générale s’appliquent à l’ensemble des patients atteints de SEP.
Consignes générales pour limiter les risques de contagion par le virus du COVID -19 chez les personnes atteintes de SEP à risque d’infection sévère (traitées par immunosuppresseurs, ou présentant une comorbidité) :

– Se laver régulièrement et soigneusement les mains avec de l’eau et du savon et/ou du gel hydro-alcoolique (en pharmacie)
– Évitez de toucher vos yeux, votre nez et votre bouche à moins que vos mains ne soient propres
– Eviter de serrer les mains ou de « faire la bise »
– Limitez les activités, professionnelles, sociales, cultuelles éducatives et associatives non essentielles. Éviter les endroits clos avec du monde : reporter les réunions non indispensables
– Mettre en œuvre systématiquement pour ces personnes des moyens de communication alternatifs dans le cadre de leurs activités d’apprentissage ou professionnelles : e-learning, travail à distance, téléconférences ……
– Limitez les contacts avec les enfants âgés de moins de 10 ans en dehors de votre foyer.
– Limiter les déplacements individuels aux seuls déplacements essentiels.
– Eviter autant que possible d’utiliser les transports en commun et notamment aux heures de pointe, pour privilégier les moyens de transports individuels.
– Veiller à l’application de mesures barrières renforcées par l’entourage : lavage des mains toutes les heures, port d’un masque chirurgical dès le début des symptômes et éventuellement exclusion des personnes de l’entourage potentiellement malades.
– Porter un masque chirurgical si vous toussez ou en présence d’une personne qui tousse
– Utiliser des mouchoirs jetables à usage unique
– Tousser et éternuer en vous couvrant la bouche avec un tissu ou dans votre coude. Laver régulièrement vos vêtements
– Garder une distance d’au moins 1 mètre entre vous et les autres, en particulier ceux qui toussent et éternuent
– Dans la mesure du possible, utilisez des alternatives aux rendez-vous médicaux et de prise en charge de routine en face à face (remplacer par exemple par des rendez-vous téléphoniques).

En cas de fièvre, d’un rhume ou d’une toux

Contactez en priorité votre médecin par téléphone
Ne vous rendez pas directement chez votre médecin généraliste, ni chez votre spécialiste, ni dans un service d’urgence
En cas de symptômes importants (essoufflement au repos, somnolence…) contactez le SAMU-Centre 15 (réservé aux urgences)

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Avis de tempête immunitaire dans les cas graves de Covid-19

Un phénomène d’hyper-inflammation de l’organisme, appelé «orage de cytokines», pourrait jouer un rôle important dans les cas sévères de Covid-19. Des pistes thérapeutiques sont à l’étude.

Comment expliquer, dans l’épidémie actuelle de Covid-19, que certaines personnes infectées par le SARS-CoV-2 ne présentent pas ou peu de symptômes, alors que d’autres développent une forme aiguë de la maladie, y compris des individus en apparente bonne santé?

La réponse pourrait bien se trouver au sein de notre système immunitaire, et plus particulièrement dans sa façon de répondre aux infections. L’une des particularités du nouveau coronavirus étant sa capacité à engendrer un phénomène appelé «orage de cytokines», à savoir la libération massive de molécules impliquées dans le contrôle de l’immunité.

Cette forme d’hyper-inflammation serait ainsi pointée, selon un article publié mi-mars dans The Lancet par une équipe anglaise, comme un facteur pouvant non seulement expliquer la sévérité mais aussi la mortalité liées au nouveau coronavirus.

Ce mécanisme d’emballement, connu depuis une vingtaine d’années, n’est toutefois pas propre au Covid-19. «Les orages de cytokines sont associés à une grande variété de maladies infectieuses et non infectieuses, comme les surinfections bactériennes liées au virus de la grippe, la maladie du greffon contre l’hôte, la sclérose en plaques ou encore la pancréatite», décrit la professeure Andrea Ablasser, directrice du laboratoire d’immunité innée de l’école polytechnique fédérale de Lausanne.

Cascade d’effets délétères (suite…)