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Sclérose en plaques [ S.E.P ou M.S ]

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Ils parlent de la SEP aujourd'hui.

 

 

En France, plus de 100 000 individus sont atteints de sclérose en plaques. Chaque année, 4000 à 6000 nouveaux cas sont diagnostiqués. La maladie touche majoritairement les jeunes et les femmes sont deux fois plus concernées que d'hommes. A l'occasion de la journée mondiale de la sclérose en plaques ce mercredi, gros plan sur l'une des principales causes de handicap chez les jeunes adultes.

 

Pour sa septième édition, la Fédération Internationale de la sclérose en plaques (SEP) célèbre la journée mondiale de la SEP ce mercredi 25 mai. Cette année, le thème est "l'indépendance". Il encourage les 2,3 millions de personnes atteintes dans le monde à mener des actions personnelles et à moins dépendre de leur entourage.


La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui attaque le système nerveux. Elle provoque des actions inflammatoires qui affectent les cellules chargées de protéger la myéline. Cette substance permet la protection des fibres nerveuses de la moelle épinière et du cerveau, ainsi qu'une bonne transmission des informations envoyées du corps jusqu'au cerveau. L'origine du terme SEP tire son nom des plaques et des cicatrices qu'elle forme aux endroits où la myéline a disparu.


Comment se manifeste-t-elle ?

 

Il n'y a pas une, mais des scléroses en plaques. La maladie se manifeste sous différentes formes, généralement par poussées inflammatoires. Elles sont imprévisibles et leur durée "d'action" est variable selon les patients. Le plus fréquemment, le premier symptôme, qui peut interpeller, est une baisse brutale de la vue. Viennent ensuite les troubles moteurs, comme le manque total de force dans un muscle, la paralysie d'un membre, mais aussi des troubles sensitifs comme des fourmillements dans différentes parties du corps. Chaque poussée inflammatoire va affecter le système immunitaire et ronger la myéline. Plusieurs millions de fibres nerveuses peuvent être touchées à chaque poussée. La fibre nerveuse peut elle-même être détruite si la réponse immunitaire est trop puissante.

 

Le système nerveux est cependant en capacité de reproduire de la myéline, ce qu'on appelle la "rémyélinisation", mais en très petite quantité. C'est pourquoi les malades justes atteints peuvent récupérer plus facilement de leurs premiers symptômes. Après la fin des poussées inflammatoires, le corps va vouloir se guérir et déclenche un processus de cicatrisation. Etant donné que la myéline et les axones détruits ne peuvent être réparables, la régénération est perturbée. La cicatrisation va amener à la création d'une "plaque cicatricielle", qui va désordonner l'architecture classique des circuits neuronaux et gêner les connexions nerveuses. Ces plaques peuvent alors se disposer dans de nombreuses zones aléatoires, ce qui rend le diagnostic de cette maladie très complexe.


Quelles sont les causes de cette maladie ?


Aujourd'hui, rien ne prouve scientifiquement les causes à l'origine de la maladie. Selon l'Institut National de La Santé et de la Recherche, il existe des facteurs génétiques favorables à son développement, ainsi qu'une influence géographique probante. Si l'apparition de la SEP est plus fréquente lorsque les membres d'une même famille l'ont également, ce n'est pas une maladie héréditaire : elle ne se transmet pas de génération en génération. Les chercheurs de l'INSERM ont également découvert que les facteurs climatiques avaient un impact sur le développement de la maladie. Le niveau d'ensoleillement serait un des facteurs les plus connus. Les personnes se situant dans le nord-est du monde sont plus touchées que celles situées dans le sud. En France, même constat, il y a un nombre plus important de personnes atteintes dans le nord-est.


Certains émettent aussi l'hypothèse que le tabagisme passif ou actif dès l'enfance pourrait être responsable du déclenchement de la maladie. Il est important de notifier que toutes ces données reposent sur des suggestions et n'ont pas été prouvées scientifiquement. A l'heure actuelle, il est difficilement possible de prévenir l'arrivée de la sclérose en plaques.


Diagnostic compliqué et évolution imprévisible


Compte tenu de la variété des symptômes, la sclérose en plaques est une maladie très complexe à diagnostiquer. Il n'y a pas d'analyse précise pour l'identifier, juste des faisceaux d'arguments. L'IRM et la ponction lombaire permettent seulement de détecter la présence de plaques sur le corps. Son évolution peut donc être très hétérogène d'un patient à l'autre. La maladie se manifeste par poussées inflammatoires, et lorsqu'elle en est à ses débuts, la phase de récupération du patient est quasi complète. Chez certains malades, elles peuvent intervenir à plusieurs mois ou plusieurs années d'intervalles. Après un délai variable, de 5 à 20 années, la maladie peut s'installer durablement et passer à un stade progressif. Pour 50% des patients, la marche devient impossible dès lors que la maladie est installée depuis 20 ans.


Existe-t-il un traitement ?


La médecine n'a pas encore trouvé de traitements pour soigner ou stopper la maladie. Toutefois, une approche manuelle comme la kinésithérapie, la psychothérapie, l'orthophonie améliore considérablement le mode de vie des patients. Certains traitements agissent pour limiter l'action des poussées inflammatoires (interférons bêta, acétate de glatiramère) et peuvent même diminuer de 30 % la fréquence des poussées. Seul problème : ils n'ont aucune portée sur l'évolution de la maladie. Depuis 2007, un traitement crée à base d'anticorps aurait, lui, un moyen d'action sur la progression de la sclérose en plaques qu'il pourrait limiter de 40%.



Pourquoi les symptômes diminuent-ils en hiver ?


Les chercheurs ont mis en évidence l'impact environnemental et climatique sur l'évolution de la sclérose en plaques. En hiver ou au printemps, les patients ont reconnu observer une baisse des symptômes de la maladie. Le raccourcissement des jours et une augmentation de la mélatonine, surnommée l'hormone du sommeil, pourraient avoir des impacts sur le système immunitaire, en affectant les rôles de deux types de cellules importantes dans la progression de la maladie : les lymphocytes T pathogènes qui attaquent directement et détruisent les cellules des tissus, et les lymphocytes T régulateurs qui sont censés réguler les lymphocytes T pathogènes. La mélatonine protège le système immunitaire et limite ses actions de défense.

 

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